Salut Les Mordus du Gaming ! Fin septembre 2026, un exploit baptisé Relapse débarque discrètement sur internet. En quelques jours, plus de 1 600 jeux PS5 et PS4 disponibles gratuitement en téléchargement. Des boutiques pirates calquées sur le PlayStation Store. Un émulateur Nintendo Switch porté sur Xbox Series X. La question qui s’est imposée à nous chez Les Mordus Cinéma Digital Gaming est simple : la fin progressive du support physique a-t-elle vraiment rendu les jeux plus sécurisés ? Ou les hackers n’attendaient-ils que ça ? 🤔
Ce qui s’est passé concrètement ces dernières semaines 🔍
RetroGems et Tom’s Guide rapportent que tout est parti de Relapse, publié le 29 septembre 2026. Cet exploit cible une faille dans le navigateur web intégré à la PS5, puis s’attaque directement au noyau du système. Résultat : les PS5 et PS5 Pro sous firmware 7.00 à 13.60 deviennent accessibles à du code non officiel.
Dans la semaine qui a suivi, Orbit Store recensait déjà 705 jeux au catalogue. Tom’s Guide confirme que le 11 octobre, Overdrive revendiquait plus de 1 600 titres gratuits, calqués visuellement sur le PlayStation Store officiel. Sony a riposté avec un firmware 14.10 déployé deux jours seulement après Relapse, mais le mal était déjà fait.
Comme l’indique L’Orient Le Jour dans son analyse de la vague, ce n’est pas un phénomène isolé. Depuis fin septembre, les annonces d’émulateurs et de jailbreaks s’enchaînent à un rythme inhabituel, alimentées selon certaines sources par la hausse des prix des jeux et le tollé autour des déclarations de Sony sur la “propriété” des jeux achetés en dématérialisé. 🎮
Le support physique protégeait-il vraiment mieux ? 🎯
Soyons nuancés. Le CD ou la cartouche n’ont jamais été inviolables. Le piratage PC existait bien avant la dématérialisation. La différence, c’est l’échelle et la facilité d’accès.
Jurojin.net détaille dans son analyse du piratage PC en 2026 que Denuvo, le système antipiratage le plus utilisé de l’industrie, se fait désormais craquer le jour même de la sortie de certains jeux. Et un seul logiciel malveillant, Lumma, représente 71,9% des infections liées aux fichiers de jeux, selon les données de la société de renseignement Flare. Ce que Lumma emporte : identifiants, cookies de navigateur, portefeuilles crypto, fichiers VPN. Pas juste un jeu gratuit. 😬
Le support physique avait au moins un avantage concret : il imposait une barrière de distribution. Tu ne peux pas mettre un disque sur internet. Tu peux mettre un fichier. Et quand tout est fichier, tout est piratable. De Bamako à Bruxelles en passant par Montréal, la réalité est la même pour tous. 🌍
Sony dans une position inconfortable ⚠️
Tom’s Guide soulève un point particulièrement révélateur. Sans PSN, les jeux dématérialisés refusent parfois de démarrer faute de vérification de licence. Sony utilise donc la connexion obligatoire comme outil antipiratage. Mais cette même connexion obligatoire est ce qui a mis en colère une partie des joueurs au départ.
C’est le serpent qui se mord la queue. Plus les éditeurs verrouillent les accès, plus ils alimentent le sentiment que le joueur ne possède rien. Et plus ce sentiment grandit, plus la sympathie pour le piratage augmente. Ce n’est pas une justification. C’est une réalité documentée.
Notre verdict Les Mordus 💡
La dématérialisation n’a pas créé le piratage. Mais elle a changé les règles du jeu, pas toujours en faveur des éditeurs. Ce qui a changé, c’est que le tout-numérique a concentré les failles dans un seul endroit : le logiciel. Et le logiciel, ça se casse.
La vraie question n’est peut-être pas technique. Quand une industrie hausse ses prix, réduit les droits de ses clients et multiplie les verrous, est-elle vraiment surprise que certains cherchent la porte de derrière ? 🤷
Et toi, t’es team physique ou team dématérialisé ? Tu penses que les éditeurs ont une part de responsabilité ? Balance en comm’ ! 💬
