Salut Les Mordus du Cinéma ! 🎬 Il y a deux mois, on vous préparait à la sortie d'Evil Dead Burn avec une seule promesse : un Français aux commandes, Sam Raimi qui bénit le projet, et les premières critiques américaines qui parlaient de brutalité assumée et d'une vision européenne de l'horreur injectée dans la franchise. On était partants. Vous aussi, apparemment, puisque 311 891 d'entre vous sont allés en salle en France. Mais voilà. Les chiffres finaux sont tombés, les avis ont eu le temps de mûrir, et le tableau est plus nuancé qu'on ne l'espérait. On fait le bilan complet, sans filtre. 🩸
Les Chiffres : Une Franchise qui Rétrécit 📉
Commençons par la réalité froide des chiffres, parce qu'ils racontent une histoire importante sur l'état de la franchise.
D'après boxofficehype.com, Evil Dead Burn a engrangé 51,4 millions de dollars en dix jours d'exploitation mondiale, avec 24,2 millions en Amérique du Nord et 27,2 millions sur les marchés internationaux. Face à un budget de production de 20 millions de dollars, le film a techniquement atteint son seuil de rentabilité théâtral, ce qui est une bonne nouvelle pour la production.
Mais Écran Large remet ce résultat en perspective de façon très claire : Evil Dead Burn a ouvert à 13,7 millions de dollars lors de son premier week-end américain. C'est moins qu'Evil Dead Rise (24 millions en 2023) et moins que le remake de 2013 (25 millions). Autrement dit, chaque nouvel opus de la saga attire moins de monde que le précédent au démarrage.
Et le deuxième week-end a confirmé les inquiétudes : comme le rapporte actusf.com, le film a perdu 65% de sa fréquentation en deuxième semaine. C'est un chiffre brutal. Dans l'industrie, une chute de plus de 60% signifie généralement que le bouche-à-oreille n'a pas suivi le démarrage. Les gens qui sont allés voir le film n'ont pas forcément convaincu leurs amis d'y aller.
En France, AlloCiné confirme 311 891 entrées au total. Pour comparaison, Evil Dead en 2013 avait attiré 355 000 spectateurs dans l'Hexagone. Un recul notable, même si Burn reste rentable grâce à l'international. Et cinedweller.com le pointe explicitement : le box-office mondial de Burn est moitié moindre que celui d'Evil Dead Rise (65 millions), ce qui constitue une déception visible pour les producteurs.
Ce Que la Presse en Dit : Vaniček Sauvé par Son Art 🎬
D'après AlloCiné qui a compilé les avis presse et spectateurs, le film reçoit des notes globalement positives côté critique. Un spectateur le résume bien en écrivant que c'est "un pur film gore et sanglant, un bel hommage à Evil Dead d'origine, à voir au cinéma et si possible en VO."
Cinedweller.com nuance davantage dans sa critique approfondie. Le site reconnaît que Vaniček a apporté quelque chose de différent : une sensibilité européenne du cinéma d'horreur brutal, une mise en scène qui ne retient pas ses coups, et un angle émotionnel sur le deuil qui dépasse le simple film de genre. Mais le même critique estime qu'Evil Dead 1, Evil Dead Rise et Evil Dead 2 restent les trois meilleurs opus de la franchise, et que Burn se hisse au-dessus du remake de 2013 sans pour autant les rejoindre.
Ce que cinedweller.com relève aussi, et c'est piquant : la chanson du générique de fin, "Paradis" interprétée en français par le duo Double Danger et la chanteuse Chilla, est décrite comme excellente. Une version sombre façon Kendrick Lamar/SZA dans l'univers d'Evil Dead. Ce choix musical très assumé "à la française" résume bien ce que Vaniček a tenté de faire avec ce film.
Le Verdict Spectateurs : Divisé Mais Pas Hostile 🤔
Sur AlloCiné, les avis spectateurs confirment une réception divisée mais sans rejet brutal. Ceux qui sont fans de la franchise reconnaissent le travail, apprécient la brutalité et le gore assumé, et saluent l'angle familial inédit. Ceux qui attendaient le niveau d'Evil Dead Rise ou quelque chose de plus narrativement sophistiqué ressortent légèrement déçus.
La scène post-générique mentionnée par SlashFilm dans les premières critiques, et que notre article de juillet vous avait recommandé de ne pas rater, a fait l'unanimité côté surprises. Elle ouvre clairement la porte à la suite.
Evil Dead Wrath : la Suite Est Déjà en Boîte 🔮
Autrement dit, Warner Bros. et les producteurs ont lancé la production de la suite avant même de voir les résultats de Burn. Preuve que la franchise est devenue, comme le formule Écran Large avec franchise, "une franchise comme les autres à Hollywood." La machine tourne indépendamment des performances individuelles de chaque film, tant que les chiffres restent dans le vert.
Notre Bilan Honnête 🎯
On avait beaucoup d'espoir pour Evil Dead Burn avant sa sortie, et on l'assume. Vaniček avait prouvé avec Vermines qu'il avait une vision. Sam Raimi avait validé personnellement son choix. Tout ça était encourageant.
La réalité post-sortie est plus complexe. Artistiquement, le film tient ses promesses : brutal, sanglant, avec une identité française assumée et une performance solide de Souheila Yacoub. Ce n'est pas rien.
Mais commercialement, la franchise Evil Dead est clairement en train de perdre de la vitesse à chaque épisode. La chute de 65% dès le deuxième week-end signifie que les spectateurs ne sont pas repartis convaincus au point d'en parler autour d'eux. Et quand le bouche-à-oreille ne suit pas sur un film d'horreur, c'est généralement que quelque chose dans l'équilibre entre horreur et narration n'a pas totalement convaincu le grand public.
Reste à voir si Evil Dead Wrath en 2028, avec un nouveau réalisateur et une nouvelle approche, saura relancer la machine. Chez Les Mordus Cinéma Digital Gaming, on sera là pour en parler, de Kinshasa à Lausanne. 👀
Toi, t'as vu Evil Dead Burn ? T'en as pensé quoi ? Le bilan te surprend ou tu l'avais vu venir ? 💬


